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LE FONDATEUR

Pour comprendre le parcours de l’aikido, il est essentiel de saisir le cheminement de son fondateur, considéré à juste titre comme un des grands maîtres d’arts martiaux contemporains ; Morihei UESHIBA (O’Sensei) est né en 1883 à Tanabe, petite localité de l’ouest du Japon. Enfant nerveux et de constitution délicate, il sera encouragé dès son jeune âge à la pratique du sumo et de la natation afin de renforcer sa structure corporelle. A l’âge de 19 ans, il s’installe à Tokyo et y débute la pratique du judo, du jujitsu et du kenjutsu (art martial se pratiquant avec un sabre de bois).

Quelques années après, il s’implique dans le développement d’une colonie dans le nord du Japon et s’initie à la pratique du Daito Ryu, art martial déterminant dans la conception technique de l’aikido. Dans les années 20, il ouvrira une école d’arts martiaux, l’Académie Ueshiba dont la réputation commencera progressivement à s’étendre. La pratique alors est plus rude car les premiers adeptes sont en butte aux multiples provocations de la part d’individus peu recommandables et de pratiquants d’autres formes de combat qui ne voient pas d’un très bon oeil la venue d’un nouvel art martial.

Parce qu’il devient un pratiquant religieux engagé, la dimension spirituelle prend graduellement une part de plus en plus importante dans la pratique de l’aikido du fondateur. Il comprend aussi que le concept de victoire est aléatoire, que tôt ou tard, on gagne et on perd et que miser sur cette victoire ne conduit pas à l’accomplissement de soi. Au fil des années, l’aikido, d’efficacité technique instantanée se transforme en mouvement fluide et harmonieux où les « atemis » (coups portés à différents points vulnérables du corps) ne sont plus que suggérés.

L’aikido s’est répandu à travers le monde où il est actuellement pratiqué par des millions d’adeptes de tous âges et des deux sexes.